Lulu Gainsbourg

Photos ©Thomas Braut


 

BIO

 

Lulu Gainsbourg revient avec son troisième album 'T’es qui là'.

 

Pendant deux ans, il a composé et enregistré entre à Paris, la Normandie et New York. Il a rencontré sa muse, Lilou, qui a écrit ses textes et l’a emmené vers un univers artistique légers aux sonorités 60s, 70s.

Lulu Gainsbourg n’a cessé d’avancer, d’explorer, prenant du recul, ôtant des couches, étudiant la perspective de son tableau musical, le temps qu’il fallait pour composer un sujet qu’il voyait de moins en moins flou, de plus en plus net : « Je cherchais encore ma voix, ma propre façon de chanter, de raconter…». Non sans humour, c’est à travers un jeu de mots, « T’es qui là », titre de son nouvel album, que Lulu Gainsbourg affirme enfin toute l’étendue de son talent d’interprète. 

 

Fruit de multiples défis, ce disque dévoile un musicien qui vise la prise de risque. Enregistrées à New York et en prise directe, les 14 chansons de « T’es qui là » sont toutes des « one take ».  

Lulu Gainsbourg navigue dans une mer de vagues funk, Motown, de ressacs de pop psychédélique à la Pink Floyd. Un vent de jazz souffle sur ces plages où la virtuosité, la fougue et un élan d’improvisation captivent l’oreille.

 

 

C’est dans un cadre intime, au 5 bis rue de Verneuil, dans l’appartement parisien de Serge Gainsbourg (son père), que Lulu pose sa voix sur des textes poétiques et pleins d’ironie. Son auteur est sa muse et inséparable compagne, la talentueuse Lilou dont le visage mutin orne la pochette de Lady Luck.

Puis arrive Charles River : « Une chanson inspirée de la rivière qui se jette dans le port de Boston et l’Océan Atlantique ». Boston, là où Lulu Gainsbourg a fréquenté pendant quatre ans les bancs du prestigieux Berklee College of Music : « C’est l’une de mes premières compositions… je l’avais gardée dans un coin de ma tête, seule, sans texte ». 

 

Après son premier single 'Téquila', Lulu Gainsbourg nous offre son premier album personnel en français où il nous livre ses états d’âme et sa vision de l’amour sur les titres comme 'Premiers pas', 'Salade composée' ou 'Jeux d’enfants'.

 

« Mère-ci », enregistré avec un choeur de 25 enfants en Normandie est un touchant hommage à toutes les mamans du monde, dont sa mère, Bambou. Et Si l’artiste explore le chant mélismatique et ornemental, doublé des choeurs d’Yvonne Ambrée, la basse et la batterie de Narco nous transportent dans un dancefloor disco sur lequel Lulu Gainsbourg met le feu avec ses claviers funk à la Shaft. « Je sais danser, j’ai le sens du rythme et je voulais devenir batteur… ». Il se dit être très réservé et timide, perfectionniste, exigeant, parfois trop à vif. Mais quand Lulu Gainsbourg parle de musique, il sourit. 

 

Photos ©Thomas Braut


INTERVIEW



Bonjour Lulu,

Bonjour Crush Magazine,

 

Ton 3eme Album « T’es qui là ? » sort le 9 février 2018. Est-ce que tu peux nous le présenter, nous en dire un peu plus ?

Il y a tout d’abord un jeu de mots bien sûr, la référence avec la Tequila - avec laquelle j’ai partagé une longue histoire d’amour -, et on a décidé d’appeler l’album « T’ES QUI LA ? » car quand on écoute l’album, on découvre une partie de ma personnalité, une partie de mon identité. J’ai moi-même trouvé une nouvelle identité que je ne connaissais pas.

 

Est-ce que tu peux nous parler de tes titres : « Premiers pas », « Salade composée » ou « Jeux d’enfants » ?

- « Premiers pas », c’est un duo avec Lilou - Ca raconte le début d’une histoire d’amour, ce moment qu’on a tous connu, traversé, le premier pas quand on se lance, quand on cherche l’amour. Musicalement, c’est assez inspiré de Pink Floyd, ça commence avec la chanson, et ça part avec un solo de guitare d’environ 3 minutes.

 

- « Jeux d’enfants », c’est la chanson référence, un clin d’œil au style de mon père, car musicalement, c’est une référence à « Variations sur Marilou » (album « L’homme à la tête de chou, 1976, Ndlr), avec les couplets en texte parlé, une mode qu’il a lancée. Et il y a également une référence dans le texte :

« On était beaux 

Et de façon crescendo 

On parlait d'amour 

Comme dans une chanson de Gainsbourg »

J’arrive à citer mon père dans mes chansons, c’est bien écrit, merci l’auteur ! (rires)

 

- « Salade composée », c’est le dernier titre qu’on a enregistré, c’est une chanson un peu lunaire, avec des jeux de mots, plein d’anecdotes entre la nourriture et l’amour. C’est bien écrit et musicalement complètement barré - C’est un des titres clés de l’album, car c’est la transition entre l’album précédent (Lady Luck, 2015, Ndlr), cet album et le prochain album.

 

Quelles ont été tes références, tes inspirations pour ce nouvel album ?

Il y en a eu pas mal : les Pink Floyd, un peu de Queen, l’intro de « L’artiste » est un petit clin d’oeil à Bowie (BlackStar), et il y a forcément un clin d’oeil aussi à mon père. La chanson « Love is the key » est aussi une référence à John Lennon (Imagine) - Pour moi « Love is the Key », c’est le thème de l’album, la chanson phare…

 

C’est ton 1er album en français. Quelles sont les différences et nouveautés par rapport aux deux albums précédents ?

Effectivement, c’est le 1er album original en français. En fait, je trouvais plus légitime de chanter en anglais avant (avec Lady Luck) puisque je vivais entre les Etats-Unis et Londres et j’avais un peu peur de chanter en français. Mais en fait, ça me correspond bien finalement. C’est plus facile et ça m’a permis de découvrir une nouvelle voix, quelque chose de différend par rapport aux 2 premiers albums - Avant j’étais plus musicien, et avec cet album, je peux revendiquer le fait d’être aussi interprète (ce qui n’était pas le cas avant) donc… Grand changement !

 

Tu as grandi au sein d’une famille qu’on ne présente plus, avec beaucoup de membres artistes. Cela t’a-t-il plutôt aidé ou plutôt desservi ?

Un peu des deux. Ca m’a aidé - forcément - le fait d’avoir un père emblématique, ça peut ouvrir des portes, ça peut faciliter beaucoup de choses mais ça peut être aussi un gros inconvénient; on me comparait à lui avec mes deux premiers albums par exemple.

Donc c’est pas très facile, il y a beaucoup de jugements un peu erronés, où tu es tout de suite confronté avec un « monstre sacré » de la musique - Je n’essaye pas forcément de faire mieux, j’essaye d’écrire mon histoire, et de prolonger à ma façon le patrimoine musical familial.

 

Tu as été acteur dans un film. Peux-tu nous dire 2 mots de cette incursion dans le cinéma ?

C’était très drôle. C’était en 2002, ça s’appelle « la Bande du Drugstore », film réalisé par François Armanet, avec Mathieu Simonet, Aurélien Wiik et Cécile Cassel. J’avais un petit rôle, j’étais encore ado, et je jouais la mascotte qui « se la pète ». L’expérience m’a beaucoup plu, j’avais failli arrêter mes études et je me disais que j’allais faire du cinéma, que j’avais trouvé ma voie…

Quand le film est sorti, j’ai eu des propositions ensuite, notamment pour un premier rôle (l’histoire d’un jeune mec dont 2 filles tombent amoureuses). Et au moment de l’audition, où je devais faire une déclaration d’amour, je me retrouvé en face d’un vieux barbu pas du tout séduisant, donc j’ai un peu perdu mes moyens et en fait, je suis parti. Je suis rentré chez moi et finalement, j’ai préféré continuer mes études… Comme je suis quelqu’un d’assez timide et réservé, cette audition s’est avérée un peu délicate pour moi.

Aujourd’hui, ça a changé, donc peut être que ça pourrait marcher. J’adore les musiques de films, et être acteur, c’est un métier différent, mais je ne serai pas contre ré-essayer si j’ai des propositions.

(Le message est lancé…)

 

Quels sont tes loisirs, tes passions, tes centres d'intérêts dans la vie ?

A part m’occuper de ma femme, passer du temps entre amis et en famille, mes passions sont principalement la musique (j’en écoute tous les jours et j’en fais dès que je peux- j’adorerais composer pour des musique de films) et le poker (j’ai déjà fait un tournoi où j’ai terminé 1er).

 

Quels sont tes lieux de prédilection, où tu aimes bien sortir ?

J’ai une grande passion pour New York; Pour aller boire des verres et écouter de la bonne musique, je connais un petit bar un peu caché, select, nommé « The Cabin down below » (East Village) qui passe de la musique des années 70-80, avec des petits cocktails sympas…

A Paris, « Le Hibou » (Odéon, 6eme arr.), tu manges très bien, service continu, c’est un endroit très cool, ça fait brasserie et restaurant en même temps.

A Londres, le « Blakes Hotel » (Kensington), un hôtel très sympa où tu y manges très bien, qui a gardé un petit côté « old school », tu ouvres encore la porte de ta chambre avec des clés (et non pas des cartes magnétiques) - C’est notamment l’hôtel où mon père descendais souvent quand il allait à Londres. J’y suis retourné avec ma mère aussi (la chanteuse Bambou, Ndlr). L’endroit est très charmant, c’est très calme, il n’y a pas beaucoup de monde… J’aime bien les endroits calmes, en général.

 

Quels sont tes projets à venir ? une tournée ? autre ?

J’ai une tournée de programmée : le 24 mars à La Ciotat, le 4 avril à l’Européen à Paris, le 7 avril à Lacanau… et d’autres dates à venir avant l’été.

 

Portrait chinois express :

Si tu étais :

une chanson : Perfect Day de Lou Reed

une couleur : le Violet

une ville : New-York

un animal : un Tigre

une fleur : Jasmin, j’ai découvert cette fleur quand j’étais petit, en Inde.

un sentiment : La Mélancolie

un livre : Le rouge et le noir, de Stendhal 

 

On peut retrouver toute ton actu et les informations importantes sur ton site : www.lulugainsbourg.com et ta page officielle Facebook : www.facebook.com/lulugainsbourg/

 

Merci à toi,

Avec plaisir, merci à toi.